Interview

publié le 15/09/2011

Jennyfer, consultante marketing en VIE à Sao Paulo

Jennyfer s'est expatriée il y a 8 mois au Brésil dans le cadre du Volontariat International en Entreprise. (VIE). Ses démarches d'avant départ n'ont pas été simples, mais elle travaille aujourd'hui comme consultante marketing pour un laboratoire pharmaceutique renommé. Côté privé, elle profite de ses nombreuses rencontres avec des expatriés des quatre coins du monde et du climat convivial de Sao Paulo, une ville proche de ses homologues européennes et loin des clichés véhiculés par les médias...

Jennyfer, consultante marketing en VIE à Sao Paulo

Comment t'es venue l'idée de partir en VIE au Brésil ?
En fait, je ne recherchais pas vraiment un VIE mais une solution pour quitter la France intelligemment, car je désespérais depuis 6 mois à trouver un travail dans mon domaine d'activité (marketing/communication pharmaceutique). J'ai répondu tout à fait par hasard à une annonce qui correspondait plus ou moins à mon cursus. J'ai été recontactée par la responsable des VIE de l'entreprise en question pour un entretien téléphonique, puis une visioconférence avec le Brésil. Finalement, c'est moi qui ai été choisie !

Où travailles-tu et en quoi consiste ta mission là-bas ?
Je travaille dans un laboratoire pharmaceutique très renommé, Sanofi, en tant que consultante marketing pour le département hôpital. Le principe de mon poste est de participer aux projets marketing du service, surtout sur la communication auprès des médecins, pharmaciens et patients autour d'un produit de prévention de la thrombose.


Ton départ n'a pas été facile semble-t-il ? (voir le billet de Jennyfer sur son blog)
En effet, il a fallu être solide moralement !!! Tout ce qui concerne les déplacements vers le Brésil est d'une complexité ahurissante... J'ai su en mai 2010 que j'avais le poste pour un départ prévu en décembre 2010. Amplement suffisants a priori.
En novembre 2010, j'apprends que mon départ est reporté en janvier. Et finalement, le 24 décembre, la nouvelle tombe : tous les visas pour VIE vers le Brésil ont été bloqués depuis septembre jusqu'à nouvel ordre. Cela a occasionné beaucoup de stress car mon fiancé avait quitté son entreprise pour me suivre et je n'avais plus de travail non plus. Je me suis donc tournée vers des contrats de très courte durée.
A notre grande surprise, le visa a été approuvé fin janvier, pour un départ début février, et il a fallu se battre avec le Consulat du Brésil à Paris avoir le visa sur le passeport à temps.


Qu'est-ce que te plaît le plus dans ta vie d'expatriée ?
Le premier point qui me vient en tête serait les rencontres avec des gens des 4 coins du monde. Je suis quelqu'un de très ouvert, et j'aime découvrir d'autres cultures ; j'ai donc fait en sorte d'être mise en relation assez rapidement avec les communautés d'expatriés de São Paulo, idéalement non français, et là, j'ai vraiment fait des rencontres inoubliables !


Et le moins...?
Je dirais le fait de ne pas pouvoir emporter absolument toutes ses affaires !? Mais j'ai pu emmener mon fiancé ici, ce qui apporte déjà une énorme partie de mon chez moi ici !
Plus sérieusement, la chose qui me dérange le plus pour l'heure est l'incertitude de ce qui va arriver après. D'un côté, j'adore cette vie où aucune routine n'a le temps de s'installer, mais d'un autre côté, le besoin de stabilité commence à se faire sentir du haut de mes 27 ans, et vu la situation économique en France d'une part, et les difficultés d'obtention de visa pour continuer à travailler ici en contrat local d'autre part, il est plutôt difficile de se projeter dans l'après Brésil. Mais pourquoi pas une autre aventure différente ailleurs !?


Lorsqu'on vit ou que l'on travaille au Brésil, qu'est ce qui surprend le plus ?
En traversant l'Atlantique, on s'attend au moins à ce que les choses soient totalement différentes de notre pays d'origine. Mais São Paulo, victime et/ou bénéficiaire de l'immigration européenne (italienne et allemande surtout), ressemble grandement à une ville européenne. Et on s'attend aussi à ce que ça ressemble à ce que l'on a pu voir à la télé... Mon dieu, quelle image erronée est véhiculée par les médias français sur ce pays ! Oui, la violence existe, mais pas plus que dans n'importe quelle autre grande ville. Et oui, les brésiliennes sont de belles femmes, mais loin de se promener en tenue plus que légère dans la rue !
Côté travail, c'est l'absence de stress dans l'atmosphère de l'entreprise qui m'a le plus surprise. Les brésiliens ne semblent pas stressés au travail, même s'ils le sont certainement à leur façon. Je pense que les brésiliens ont compris bien mieux que nous que le travail ne fait pas tout dans la vie, et que de stresser n'apporte que des ennuis !


Que faut-il savoir avant de se lancer dans un projet de VIE au Brésil selon toi ?

Il faut avant tout s'armer de patience, et il faut savoir que les administrations brésiliennes sont d'une lenteur inégalée... Je pensais qu'il n'y avait pas mieux que la France sur l'échelle de la lenteur administrative, mais finalement, le Brésil détient la médaille d'or ! Tout ça pour dire que tout prend du temps ici... Rien que l'obtention du visa (soit 8 mois pour moi quand même) parle d'elle-même, et tout le reste est pareil, un peu trop bureaucratique ! Simplement apprendre à ne pas se stresser avec les délais, qu'ils ne seront forcément pas respectés. Et ce qui est drôle, c'est que les brésiliens en rigolent !

En complément

consultez le site :
albanjennybrazil2011.over-blog.com

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